30.4.06

...

Musique du moment : Les Deux printemps - Daniel Bélanger

Bouffie. J'ai le haut des joues rougeâtre. Les yeux ternes, le bras égratigné et la tête en tempête.
Je ne m'étais jamais rendue aussi loin dans ces pensées lugubres. Mais j'y pense, et j'suis tellement pas crédible. Je le sais bien, c'est en partie de l'attention que je veux. Une prise de conscience que c'est pas si rien.
Comme j'suis seule à m'en faire autant pour ça, comme j'suis seule à prendre mon temps pour cicatriser, j'ai vraiment l'impression de m'être inventé un monde et de m'être crissé un doigt dans l'oeil. Une impression de vivre, encore une fois, dans du fake, dans de l'hypocrisie. Je sais pas ce que je veux de plus, de mieux. Je sais pas ce que ça me prend, ce que je demande. Je comprend rien. Je me comprend pu. Je vois pu le bout. Encore une fois, tourner (tourner je sens que le vent va tourner. Tourner tourner pour nous deux il va tourner. Ahh l'Audition!) et se faire peur. Peu-têtre un simple besoin d'air. De nouveauté parce que là, ça stagne et c'est mortel. Je suis stucké et ça me tue. Chacun ses zones sinistrées... sortez-moi de moi.

Bref. Sinon, Bonne fête maman. J'aurai réussi à faire de cette fin de journée du beau caca en crème.

27.4.06

Un jour, j'écrirai un roman

Sais pas trop par ou commencé. J'ai l'impression d'avoir eu tellement de réflexions ces derniers jours. Ok ok, des réflexions pas trop poussées, on s'entend, mais des trucs qui m'ont perturbés.

Pour y aller dans un ordre chronologique... je suis allée voir Un Dimanche à Kigali au cinéma lundi après-midi. Je le dirai jamais assez souvent: J'veux épouser Luc Picard! Clonez-le pour moi! Film difficile, très difficile.. au milieu de cette journée mochement grise et mouillée. Grosses larmes, gros sanglots et gros reniflements de la part d'Émilie et moi dans une des chics salles du Quartier Latin. Note à moi-même: TOUJOURS, toujours apporter des kleenex quand le film à un potentiel de tristesse.
Simplement pour en rajouter sur le tas, on a loué L'Audition. LUC PICARD FAIS-MOI L'AMOUR! Ok, je me calme. C'est le printemps, savez. Bref, un des films les plus tristes que j'ai vu depuis bien longtemps. Ou sinon, j'étais hypersensible cette journée là. À vous de choisir.

L'école se termine bientôt. Mais le pire n'est pas encore passé. Il est drôlement temps. Vous me direz que j'suis vraiment faible parce que je capotte malgré le fait que j'ai juste 5 cours alors que d'autres en ont 7 pis 8 pis 9. Ouaip, c'est bien vrai. Mais l'histoire, c'est que quand t'as seulement 5 cours, t'as trop de temps à perdre, t'es trop relax, tu penses que tu peux te permettre de fouarrer crassement, mais non! Tu te fais pogner à tout coup.
Sinon, y'a mon cours de français qui me pète la gueule. J'ai toujours torché des culs (comme on dit si bien au Québec! C'est beau, vous trouvez pas?), mais plus j'avance au Cégep, plus j'suis nulle. Si bien que j'ai coulé ma dernière dissertation critique et que, même si j'sais que ça veut pas nécessairement dire grand chose, ça me fait drôlement chier. Moi qui veut se diriger vers un domaine qui touche à l'écriture, j'suis assez mal foutue. Moi qui n'a jamais lu autant de livres et qui n'a jamais autant écrit (quoiqu'on s'entend, j'écris toujours pas des romans), je suis particulièrement déçue du résultat. Quoique je n'y recherchais aucun résultat académique...

BREF!!! Grosse grosse tranche de vie. J'y songe et ça passe pas mal à côté des réflexions que j'ai eues qui étaient un petit peu plus profondes, quoique pas tant que ça non plus. Des trucs qui ressemblent à : Les gens sont méchants et les gens (dont je suis la première) sont trops incrustés des conventions sociales. Les gens se cherchent pas assez, les gens se trouvent pas assez, les gens ne sont pas assez curieux de savoir qui ils sont, ce qu'ils veulent vraiment. Les gens s'aiment mal, les gens ont la trouille, les gens sont lâches.
J'aimerais ça être une bonne vivante, beaucoup moins cynique et pessimiste, je m'attacherais sûrement moins, je serais moins violente dans mes coups de coeur. et je me sentirais mieux.

FIN

24.4.06

Funambule

Eille. J'y pense bien. Comment faites-vous pour m'endurer? Sérieusement, je chiale tout le temps, mais pire encore, je me plainds que je chiale tout le temps! Holy shit. C'est pas de la petite bière ça là.

Anyway. J'ai désormais les cheveux courts. Courts est un bien grands mot, mais disons que moi je trouve ça court. Ouai, j'suis un petit gars. C'est évident que de même, ça change tout et que je vais être capable de me pogner des hommes en claquant des doigts. Hahahaha fabule bébé.

21.4.06

Et le temps passe...
















41 jours. Ça passera vite. Ça va faire du bien. Beaucoup plus qu'on le pense. Adieu 550. Plus de ces 4 murs qui en savent trop, plus de ces autres fillettes comme moi qui m'emmerdent avec leurs discussions de connes, plus de ces gardiens de sécurité louches plus de ces draps trop pleins de nous-mêmes. Milin, on pourra dormir sur notre balcon quand même tsé! Quoiqu'au premier étage, c'est un peu plus risqué.

Suffit d'une job maintenant... !

Casse-Cou

Retour du St-Ciboire. J'aime définitivement ce bar.

Tu fais chier, loin d'ici, et je l'espère, le sourire aux lèvres.

17.4.06

10 divisé par 2

Tu me reviens, sous l'aspect typique d'un pincement
Flash, Mes yeux voient noir
Mon cerveau, lui, encaisse principalement le mois de novembre
Moi, je compte les mois comme une débile, les mois qui nous éloignent
Les mois qui étouffent les bribes de tes pieds chauds que ma mémoire a gardés
Que ma mémoire veut garder, jamais rien perdre
Ta capine sur la tête, le sourire aux lèvres, les yeux cernés jusqu'aux oreilles
Je te regarde partir, souriante aussi, le coeur léger de ce n'importe quoi, bien callée dans mon illusion
J'aurais jamais dû te laisser franchir la porte
Ça l'a été la fin finale, la limite de tes sentiments

J'fais juste me répéter, remâcher la même vieille histoire. La ruminer profondément. Et j'aime ça.

16.4.06

Longue vie au country

Je viens juste d'écouter Walk the line, l'histoire de Johnny Cash.
Merde. Je chute.
Moi j'comprend pu rien aux histoires sentimentales. J'imagine que j'ai trop longtemps cherché une clef, beaucoup trop dans le champ.
Sois belle et aimable puis tais-toi je suppose.
J'vous lève le doigt central mais en restant plongée dans mes rêves de jeune fifille conconne.

15.4.06

Samedi gris

Le Jus de Citron - Malajube

J'ai pas l'temps d'penser à toi
Ma tête est pleine sans toi
Je sais je pense juste à moi

J'veux pas savoir pourquoi
Ta tête est pleine sans moi
Je sais je pense juste à toi

Mais qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Je comprend rien, tu m'avais pourtant dis
Mais qu'est-ce que tu penses de ta vie ?
Tu comprends rien tu m'étourdis

J'peux très bien danser sans toi
Sans mettre mes pieds dans tes plats
Je sais je pense juste à moi

J'veux pas savoir pourquoi
Ta tête est pleine sans moi
Je sais je pense juste à toi

Mais qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Je comprend rien, tu m'avais pourtant dis
Mais qu'est-ce que tu penses de ta vie ?
Tu comprends rien tu m'étourdis

Juste parce que vous avez pas l'air d'être au courant, j'vous avertis que j'suis encore trop sensible face à sujet, alors si seulement c'était possible pour vous d'éviter les mots qui tournent autour du coeur et du cul lorsqu'on se retrouve ensemble, ça m'éviterait bien des bobos. J'vous ferai signe quand y'aura une belle gale qui va éviter l'écoulement lymphatique. On pourra avoir bien plus de plaisir ainsi. merci.

13.4.06

Musique du moment: les avions qui passent sans cesse au dessus de nos têtes

Les organes à l'envers
Si je pouvais les replacer
Peut-être que je me reconnaitrais
J'fais atrocement dur ces derniers temps
physiquement
La transparence qu'on appelle
Roller coaster of love qu'eux ils disent
Esti que moi ça m'donne mal au coeur
dans tous les sens du terme
Je serais bonne au théâtre
Live là
Je joue je joue
Bien que sûrement pas
Au contraire
Ces dans les moments qu'on est le plus vulnérable
Qu'on voit sa vraie personne
Je suppose
Aouch...

Parce qu'un jour je serai une fucking folle
et que la vie sera belle

Riez.

10.4.06

Objectif atteint ?

Musique du moment : Pigeon - Jean Leloup

Je nous revois sur un balcon avec de la sangria, à parler comme des vieilles filles en manque. Hahaha.

On s'était pas fixé l'objectif d'un projet pour le mois d'avril ?
On verra. Ça serait n'importe quoi, une blague peut-être.

6.4.06

Laï Laï Laï

Musique du moment: Jenny - Richard Desjardins

J'suis pu une petite fille pis c'est dans ce temps là que j'm'en rend bien compte. Drôle mais perturbant!!

4.4.06

Ça sent bon du savon

Musique du moment : La Valérie - Malajube

Le coeur nous change plus qu'on le pense
Et rend notre univers chancelant
C'est long, c'est fucking long
On mijote entre deux réalités
Et malgré ce qu'on peut penser, on est crissement seul

Le coeur nous rend susceptible
«J'm'en fou bien de toi pis j'regarde ailleurs pour ton information» [mais si tu pouvais me prendre dans tes bras et me laisser voir ton beau sourire, tu sais pas le bonheur que ça me ferait...]
N'importe quoi, jouer la game, toujours jouer, gros orgueil, grosse hypocrisie...
Mais je tâte de l'amitié, je tâte je tâte, je touche, là dans mes mains, mais me glisse de temps en temps entre les doigts. Comme du savon. Ça viendra, patience.

Mais au moins, il me reste 17 jours de cours !

2.4.06

Simples mots...

Musique du moment : California Dreaming - Mamas and papas

J'suis tannée des dernières fois...
Mais avide de premières...
La nostalgie m'étreint
Les souvenirs nourrissent les gouttelettes sombres
Et je tourne en rond, comme dans les plus jeunes jours
Tourner en rond, le plus vite possible pour s'enivrer d'étourdissement
Mais ce n'est plus de l'ivresse, c'est quelque chose d'autre
Un peu comme un trou noir
Qui t'écrase et te boudine dans tous les sens lorsque tu t'approches de lui
Et te fait disparaître, en petits morceaux dans le cosmos
J'esquisse un sourire, à l'extérieur, mais tout autant à l'intérieur
Persuadée que c'est loin maintenant
Que c'est permis de recoller les pièces éparpillées
Saloppe, t'es une criss de saloppe
Tu te poignardes dans le dos les yeux fermés
Et tu ris, et tu danses, et tu ris, et tu danses...

Et C'est pas fini! C'est Rien qu'un DÉbuuuut! Quoique c'est totalement faux.