Ben voilà, on ne pourra plus me surnommer Lolita (quoique le surnom ne m'allait pas tellement...). Et demain j'irai perdre 1/4 de ma sagesse si grande. Et lundi, je retourne dans la machine de l'enfer. Non, c'est faux. Je déteste pas l'école. Mais le souvenir que j'en ai des dernières sessions me laissent plutôt pessimiste. Bref.
Je perd bien le dernier temps de repos qu'il me reste. Je criss juste tellement rien de mes journées. De toute façon, je ne me sens pas particulièrement énergique, et pas particulièrement de bonne humeur. Et puis on a pu constater le danger que comporte ma présence dans une soirée alors que y'a quelque chose qui tourne pas rond: Je pète un plomb solide pour rien du tout, sans raison, sans même savoir vraiment pourquoi. D'ailleurs, j'ai eu une petite discussion avec la Daph d'Henryville downtown vendredi. Elle disait me comprendre (car nombreux sont ceux qui sont incapables d'accepter le fait qu'une personne peut péter une coche pour tout simplement aucune raison) et m'a expliqué un peu le feeling qu'elle ressent beaucoup trop souvent, malheureusement. Si je me souviens bien, elle disait être une fille incapable de supporter le vide. Le hic, c'est qu'elle a l'impression que le vide est partout en elle, partout autour d'elle, constamment là. Comment réussir à être heureux dans des circonstances du genre ? Elle m'a cité une phrase fétiche de son père, soit : Il y a des gens faits pour le bonheur, et d'autres qui courent après le bonheur. C'est juste crissement vrai . Chez moi, il y a mon père qui est fait pour le bonheur. La vie a toujours été belle, il a toujours été bien dans sa peau, il s'est jamais posé des questions qui lui ont fucké le cerveau, il ne s'est jamais senti perdu dans la vie, ou malheureux. C'est donc impossible pour lui de comprendre que d'autres personnes se cherchent des bébittes, sont mal avec eux-mêmes, manquent de confiance, tournent en rond... Alors que ma mère, bien au contraire, a été une des personnes qui a couru en criss après le bonheur. Toute son adolescence. Mais ce qui est génial dans son histoire à elle, c'est qu'elle a fini par lui mettre la main dessus. Contrairement à bien d'autres malheureux qui courent toute leur vie sans succès, elle a atteint ses deux buts principaux: Avoir des enfants et être médecin (qui est un emploi qu'elle adore tout simplement.) Bref, c'est une histoire plutôt encourageante, et c'est bien d'avoir quelqu'un de si près qui peut comprendre mes maux incompréhensibles, qui sortent de nul part. J'y pense, et je sais très bien que je n'ai pas réellement de raison de ne pas être heureuse. Oui j'ai mes petits drames, mais rien de particulièrement terribles. J'ai la chance d'aller à l'école et d'étudier dans un programme que j'aime bien, j'ai des amis, j'ai sincèrement une criss de bonne famille qui me donne tout l'amour du monde, et financièrement tout va bien. J'ai une très bonne santé pis toute pis toute. Mais j'réussi à freaker. À stresser, à ne pas être contente, à voir tout noir, à m'imaginer que ça va mal. À me perdre tout court. J'ose espérer évoluer comme ma chère mère, car sinon le pire m'attend parce que j'ai rien vu du tout...
Bref. Beau blablatage.
Je dois me trouver une job à Montréal. Quelle poisse.