23.2.07

bancale mes phrases? Pouah!

Malgré ce que j'aurais pu croire, "se consumer à la première personne du pluriel", le temps d'une jolie soirée, laisse un néant encore plus grand. multiplié par 1 et demi.
Si au moins on pouvait remettre ça pour boucher les relents féminins.
Le temps de me massacrer via la stabilité est venue. Quand la précarité est l'étoile de mes matins, y'a de quoi en avoir marre.
Faut croire que j'suis pas un bon modèle de femme moderne : Je rêve de faire à souper à mon homme. Vraiment. hahahaha

22.2.07

la patience, de quessé ?

Faut pas leur donner de nanane trop rapidement. Sinon votre être devient ensuite complètement dénudé de sens. Quoique ça peut être pratique !

18.2.07

Des beaux souliers dans mon entrée

Et elle recommença le même genre de niaiseries... ne sachant pu tellement de quessé... mais riant un bon coup!

Esti que je déteste les lendemains. Les regards qui virevoltent partout, oubliant l'importance du contact visuel.

Malaise.

Le corps marqué par le manque de sommeil et l'alcool.
J'me détache pis je chante Femme libérée ? Peut-être... sais pas.

Petite fille petite fille petite fille... t'écoute trop de belles chansons!

"On s'rait ben toué deux en pik-up, la tête pleine de rêves, on roulerait nonstop .
Voudrais-tu venir avec moé dormir dans une chambre de motel, en quequ' part su'l bord d'la mer?"
-Dany Placard

16.2.07

Pensées profondes d'une étudiante sous-payée

***Fiction teinté de réalisme. Chef d'oeuvre pondu pour nul autre que Patrice Lessard**

Je suis charcutière. Une jolie jeune charcutière fraichement légale. Une jolie jeune charcutière qui ne sent pas la vieille viande ni le vieux fromage après le boulot. Non, une jolie jeune charcutière qui sent la mangue et la pêche sucrée. Je réussis même à être sexy dans mon uniforme de charcutière. Dans mes périodes de lunatisme, je m'imagine poser pour un magazine porno avec mon seul tablier de charcutière et un gros jambon dans les mains. De quoi en faire durcir plus d'un.

Vous voyez, j'ai tout pour être heureuse. Une charcutière qui réussit à sentir toujours bon, c'est synonyme de bonheur. Pourtant, lorsque je les vois, ces clients maudits, s'empiffrer dans mes assiettes de dégustations, une haine intérieure monte. Une haine légèrement impertinente qui me donne une irrésistible envie de leur balancer des insultes au visage : « Eille grosse tache, c'est pas juste pour toi les dégustations, connasse. Tu vas ressembler à une baleine échouée qui a découché et qui a un doigt pogné dans le cul si tu ne cesses pas tout de suite. Un peu de baloney avec ça ? », le tout muni d'un petit sourire trop sincère. J'en rêve la nuit et j'en mouille pratiquement.

Je méprise aussi les adeptes de la procrastination, toujours à la dernière minute :


  • Eille ma chouette, je peux-tu avoir du poulet pressé ?

  • Monsieur, il est sept heures et deux. On ferme à sept heures. J'ai déjà lavé mon trancheur et puis vous aviez toute la journée pour venir chercher votre viande séparée mécaniquement... et ça ne se dit pas « je peux-tu.. »...

  • Ben la, je peux-tu l'avoir mon simi-poulet? J'veux mon poulet pressé gaspésien et je le veux là, maintenant!

  • D'accord. Venez baiser mon cul après.

Ce qui me donne vraiment le goût de vomir ? Les bourgeois téteux qui oublient trop souvent que deux milliards de personne sur la planète crèvent de faim alors qu'eux, ils veulent de plus belles tranches de prosciutto:


  • Mademoiselle, je ne veux pas de ces petites tranches rabougries de prosciutto.

  • Mais monsieur, le goût est le même. C'est le début de la pièce, les morceaux sont plus petits mais ça ne change absolument rien..

  • Mais j'ai dit que je ne voulais pas de ces tranches rabougries. Pouvez-vous couper et jeter le début de la pièce pour que je puisse avoir les tranches du milieu ?

  • Mais monsieur, ce prosciutto vaut 69,99$ le kilo. Je ne peux absolument pas gaspiller toute cette viande pour vous faire plaisir...

  • Mais ce sont les tranches du milieu que je veux.

  • Revenez dans deux jours, sale porc et n'oubliez surtout pas de me caresser les tétons.


Le client est maître. C'est ce qu'on nous apprend dans le service à la clientèle. Pure niaiserie. Que tu sentes bon ou mauvais, s 'il te fait chier ou bien s'il fait des caprices de licheux de cul, endure. Sincèrement, c'est peut-être une des raisons aux allures d'un grain de sable qui fait que notre société est aussi dégueulasse. Toi, jolie jeune charcutière qui sent la mangue et la pêche sucrée, tu n'as pas le droit de remettre à sa place un pauvre cave qui agit en pauvre cave. Coupe la viande froide pis ferme ta gueule de jeune employée à temps partiel qui risque d'avoir une carrière professionnelle tandis que nous on s'est fait chier à travailler dans une épicerie toute notre vie.

La morale de cette histoire ? Faites des études, et si vous avez un baccalauréat en communication, ne vous contentez pas d'un poste de commis aux fruits et légumes.